Me fallait du PQ,alors j’allais au magasin d’à coté. Pas super glamour comme activité. Là, à la caisse une jolie jeune brune assaillie par une foule de gens plus ou moins ronchons et pressés/stressés on sait pas exactement. Ca fait peine à voir alors je lui dit une gentillesse. Elle répond par un magnifique sourire, faisant pétiller ses yeux bleus et se détend, nous blaguons. Et je repars sur mes pas. Chez moi, zappais vers “Acoustic”, l’émission de musique live sur TV5Monde: Souad Massi, super, j’connaissais un peu mais bon.
En fait elle fait de la folk (de la vraie: guitare sèche, paroles sociales, poétiques et politiques). Regardant simultanément sur Internet, elle fait un tabac dans tous les pays du Maghreb! Pour son dernier CD Paul Weller (oui, oui, celui-là) l’a appelé, donné une musique et une feuille pour écrire les paroles d’une chanson qu’ils ont enregistré dans la même après-midi.
Bref elle a l’air très sympa et d’une voix très douce enfonce des clous énormes avec grâce et force sourires. Son dernier album “O Houria” (Oh! liberté) milite pour la paix et l’amour dit-elle, s’excusant si ça parait un peu naif, “mais c’est c’que j’veux”.
Plaisir de voir la musique dans sa tete. Un jour un ami me demandait mais d’où tu sors ça? Ben j’l'écoute en même temps que les autres. Surpris à chaque instant de ne pas regarder ces doigts ni savoir ce qu’ils font. Juste penser à une mélodie, non plutot une ambience, un sentiment, des émotions. Et après y’a tout un truc qui se fabrique et j’écoute les notes
Pour une fois j’écouterais pas en podcast “Pas la peine de crier – M. Richeux“. Je ne sais pourquoi mais d’aussi loin que remonte ma mémoire, quand je dors mes prunelles basculent, se cachant haut dans l’orbite. Ce n’est pas un choix, juste un reflexe qui m’a valu quelques baffes de compagnes ayant peur que je sois mort
De même au réveil, je souris.
Un jour, en plein travail, un copain passe: “Tiens, un CD, j’pense que ça te plaira”. Autant dire qu’ il me reveillait, passant du mode ‘bersek’ à celui du sociable. J’écoutais un truc qui me fit exploser de rire. “Bon je savais que ça te plairait, toi qui nous a fait chier avec tes délires sexuels ‘…Je suis nu, sous mes vetements…’ et puis définitivement t’es le barj. ici. Dans mon casque: Le poulet N°xxxxx – P. Katerine. J’en fis la pub autour de moi, a chaque fois ‘Bah! t’es trop barj.!’
L’interphone sonne: une amie, “Tu viens boire un pot à coté?”. Le tel. pareil, Lili d’en dessous dit: t’aurais pas une clef? J’ai cassé un robinet. Et moi personne me dit comment régler mon problème de souris…
Revenant du marché,
tout chargé de légumes, j’m'affale devant un bol chaud.
Mon tel. s’affole: c’est la sublime commerçante tamoul d’à coté:
“On a reçu du riz, passe!”. Pas sur la passerelle, j’arrive au couloir.
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J’ai beau regarder des séries TV , n’ai pas les poteaux avec la banderole “crime scene”, ni les gants blancs. Mais des lunettes et un ap. photo, oui.
Aucune trace du ‘corpus delicti’, il semblerait que la victime soit consentante.
Que faire? Comme dans la série “Grey’s anatomy”, punaiser l’objet?
Ce matin, partais pour faire qqcourses. Au retour, pas de clefs.
J’refais le chemin en sens inverse. Sans résultat. Repars en quête d’un serrurier. On me dit: “Avant 14h, c’est même pas la peine d’y penser! dit la secrétaire (blonde et sublime comme chaque secrétaire: sexisme?).”. Résultat, alors que j’ai été recueilli par Julie d’à coté, autour d’un café, avec un voisin bengali on force la fenêtre(en anglais).
1/4 d’heure après arrive le serrurier. Passe par le même chemin. Démonte la serrure et devant un second café, toujours offert par la même Julie.
J’crois qu’elle m’aime bien. 150€, la serrure c’est 90€. Bon j’t'en remonte pas une, c’est 10€ à Midica et super facile à faire, tu vois tu fais comme ça. Finalement pour deux cafés,0€. Entre méditerranéens, ça discute beaucoup.
Ma soeur me demande comment je parle avec Gloria. “Benh dans sa langue, elle est trop flemmarde pour le français”. Réplique alors: ”Va falloir que j’m'y mette alors!” Boh j comprends. Bon aussi bien dans la grammaire française qu’espagnole, y’a la règle mais ce qui sert surtout c’est l’exception. Moi j’ai laissé tomber, à partir de choisir entre ser y estar, choisir le plus ‘joli.
Etrangement, l’esthetique, ce qui parait superficiel, semble être un des fondements.
Un passage à l’épicerie du coin, je voulais du jus de coco. Inutile de parler français, à part l’indy, l’arabe et l’anglais, aucun moyen de s’en sortir. Bref la conversation dévie sur des sujets bien plus politiques/ethniques/religieux que je m’y attendais.
Tout ça se termine en bon termes. Politesses d’usage.